Affichage des articles dont le libellé est Hope. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Hope. Afficher tous les articles

lundi 11 janvier 2016

I'm deranged

Longtemps que je ne suis plus venue ici. J'ai relu certains billets et je n'arrive même plus à me souvenir de mon état intérieur de l'époque. J'ai entendu des scientifiques dire que le cerveau se protégeait parfois en oubliant. Un bon moyen de ne pas souffrir d'une chose est d'oublier que cette chose existe. Alors j'ai oublié les années cauchemardesques d'après la mort de mon père. 
J'ai une nouvelle réalité maintenant et elle me va très bien au teint. Je ne suis plus du tout la même et pas seulement physiquement.
Mes fondations, mes peurs sont les mêmes, mais ma façon d'y réagir est radicalement différente. 
Ma vie et mes rencontres me plaisent.
Mon amour est libéré, profond, serein.
Mon père m'accompagne toujours. 
Mon corps demande du répit mais continue de bouillonner. 
Une fête par jour pendant une semaine pour mon anniversaire. L'homme m'accompagne toujours; j'aime qu'il me trouve belle. 
Je suis gâtée pourrie par la vie; pour une fois, je m'en rends compte.  Et j'apprécie.

lundi 19 janvier 2015

En soi la spirale

J'en aurais pleuré: je l'écoutais me décrire les faits de son histoire d'amour et surtout me décrire des scènes où elle était toujours une merde, une chose dont on se fout, qu'on ne prend que parce qu'elle est belle et que son cul est une fournaise.
Tout était faux bien sur: cette petite était absolument craquante; un cul rond et blanc, des jambes fines, des muscles fermes et fins, de belles formes. Elle était aussi très pétillantes avec sa petite taille, son physique et son petit accent fémininement gascons.
L'entendre à ce point être aveugle et sourde à elle-même m'a soudainement émue aux larmes. Va-t-elle réaliser un jour combien elle ne se voit pas telle qu'elle est en globalité? 
Pourquoi faut-il que sa vision soit autant déformée? 
Quand elle a fini, je lui dit qu'elle doit absolument s'occuper de sa self-estime; tant physique que mentale.
Combien elle sera bien ensuite dans sa vie.

dimanche 7 décembre 2014

Lièvre court

Si un jour vous croisez une fille blonde qui lève ses bras, vous verrez juste sur le rond du biceps un lièvre old school. Vous me verrez alors dans ce que j'aime le plus faire: vivre l'instant délicieux de l'amour.
Quand j'aurai cette marque, je serai heureuse. Il ne tient qu'à moi.

samedi 6 décembre 2014

Intentions

C'est vraiment dur pour moi de réfréner l'envie de son contact. Immanquablement je me retrouve en situation de proximité et je dois lutter contre cette envie dans ma tête. 
Les images s'imposent et sont toutes très érotiques. Depuis ma tête, l'énergie se rushe direct dans mon ventre et plus bas que le ventre, juste en dessous. 
Je m'envoie des shots de ses images et même les odeurs me parviennent, les sons aussi. Ses râles sourds comme mes pires accélérateurs. Je crois toujours être au plus haut et, sans cesse, je passe au delà.
Il ne semble pas que la montée s'arrêtera un jour. Arrivederci.

vendredi 5 décembre 2014

Le tigre et le dragon

J'imagine combien de scènes torrides avec ce nouvel homme. Il est plus jeune que moi de sept ans. Je me sens impressionnée par sa beauté virile et son élégance naturelle. Il n'a rien de sauvage sauf ses yeux. Ils me regardent fixement et intensément dans la cuisine, près de la viande. Le sang me monte aux joues et mon ventre coule dans mon sexe.
J'ai envie qu'il pompe mon intérieur avec conviction et plaisir.
J'ai envie de le regarder et de me laisser partir avec lui.

jeudi 4 décembre 2014

Presque il

Direction la presqu'île de Gien. Le mois de novembre donne toute sa lumière grise. La mer est doucement agitée. Comme moi.
Le yoga m'aide beaucoup a apprécier mes états. Quels qu'ils soient, je les accueille.
Je gonfle mon ventre et mes poumons d'air frais iodé. J'ai envie de tout ce qu'un homme fait à une femme qui se donne. Le vent entre dans ses cheveux mi-longs bourgeois penseur des lumières.
Il est très français et cet essence me comble. Les mots, la voix, tout est mêlé en un accord vétiver.
Mon santal émane comme un voile chaud et sucré. Le tout s’arrondit en harmonie.
Trentemoller m'allume le corps, la bête humaine devant moi est nu et demandeur. Je me donne sans reste, sans pensées aucune. Mon corps vit mais sans ma tête et ça me suffit bien à l'instant. Je plonge dans l'eau salée de la Thaïlande déserte. La plage comme seul paysage.

mardi 2 décembre 2014

We're hungry for darkness

Depuis que je réécoute de la musique, ma vie a changé; le ton de ma vie a changé aussi.
Les évènements m'affectent moins ou moins longtemps disons. La vie reprend le dessus le jour d'après en général. Même les heures de pluie qui s'enchainent ne me plombent pas. 
La nuit, j'ai dansé sept heures sans m’arrêter plus de cinq minutes. Trois hommes ont valsé dans mes pensées. Combien d'autres autour de mes hanches alors...? Je n'en sais rien.
Au matin, rien dans mes pensées.
Je vis dans l'instant présent, et si j'avais su plus tôt combien la vie est meilleure dans ce temps là, j'aurais évolué différemment.
Il n'est pas trop tard pour y rester, et chaque jour offre ses joies.

lundi 1 décembre 2014

Les Amours

Ce soir là, j'ai fait des pâtes al dente, avec une sauce tomates napolitaine. Il me regarde faire. Vingt minutes plus tôt, je lui ouvrais ma porte: il a la tête penchée pour enlever l'eau de ses cheveux. Il arrive de Castellane en scoot, il a pris la pluie.
Il me frappe le cerveau direct: sa grande taille, sa carrure d'homme des bois, ses fringues gentleman farmer. Il a faim, il est fatigué: ses yeux me le disent malgré son sourire.
Je lui sers à boire, lui donne des noisettes à grignoter. L'eau des pâtes chauffe et la sauce refroidi en épaississant comme il faut. Il fait une chaleur moite et moelleuse. Je lui donne un grand verre à pied rempli d'eau minérale. Il la boit à grosses gorgées. Cet homme a une faim animale et je me sens louve lascive.
Je parsème l'assiette bien remplie de pecorino sarde parfumé. C'et bon de se rassasier et on ne parle plus. Il a coupé du jambon de Parme et le sel de la viande et son goût arrivent à point.
Il répond naturellement à mes questions, décrit son état en profondeur. Il est ce qu'il est. J'aime ce que j'entends, j'aime le débit doux de sa voix claire et le ton bienfaiteur du flow.
à ce moment précis, je dis que j'aime sa compagnie et sa beauté virile. Il est le français phantasme.
Il me quitte avec élégance, la tête encore penchée et les yeux vert clair. Le regarder simplement me rempli.
J'ai hâte de le revoir.

lundi 10 novembre 2014

The end of the tube

Il y a des moments où je me retrouve connectée à ce qui me fait vraiment triper.
La musique, la lecture, les photos, les peintures, le cinéma, l'écriture et les pensées.
Regarde le passé dans ces moments là et tu réalises le temps gâché. Celui qui te reste ne subira pas le même traitement et ceux qui ne le comprennent pas, resteront les mêmes. L'important est que toi tu puisses évoluer.
La pluie et l'automne sont là, et déjà, je me languis l'été et les baignades, les tee-shirts au vent et les pieds nus.
Prendre un avion et baigner dans la chaleur douce d'un pays de soleil. Voir du neuf et du dépaysant pour arriver à se voir et à comprendre ses besoins.

jeudi 6 novembre 2014

L'art et le vin

Mon phantasme du moment a les yeux vert clair, les cils veloutés et le regard myope light.
Il est grand, svelte, sauvage en devenir.
Je le vois me prendre par terre sur la peau, les yeux motivés et plein d'envie virile. Je me sens femelle et agis en conséquence et le jeu s'amplifie au fur et à mesure des rebonds.
On s’emboite parfaitement, il me couvre et je me love sous lui, nous ne formons plus qu'un littéralement.
Mon ventre s'ouvre et se referme en secousses, souffrance délicieuse une longue et courte seconde.
Les coups de reins suivants ourdiront la secousse en provenance du bas ventre, celui des profondeurs, celui qui ouvrira les portes à l'expérience des génétiques mélées.
Je finis toute mon assiette, lèche les bords et mes doigts.
Douce sauvage.

samedi 26 avril 2014

Back on track, hollaback attack

Il faut que je te raconte cette soirée. Gramme après gramme, j'ai bu, j'ai mangé dans ce chateau au sud de Marseille. Le vin était en open-bar pour nous, idem pour les assiettes.
Autour de moi beaucoup de gens, plutot beautiful people mais avec 20 cm de moins que les vrais.
Vers la fermeture, je reconnais un type qui pratique le même sport que moi. A cette heure là, à ce moment là, la conversation s'engage, mon amie nous rejoint. Je danse mais la musique me lasse et je quitte la scène. Je me retrouve seule, on parle. Il est détendu, beau. Un homme comme j'aime en croiser: profitant de la vie, simplement. Je l'aborde sur notre sport, il me reconnait. S'engage une conversation très directe mais très élégante. Je la dirais très ressemblante à ce que j'ai pû voir dans "la bonne année" de Lelouch avec Lino Ventura et Françoise Fabian. Une rencontre entre un voyou et une duchesse. Deux êtres très différents mais très reliés, comme attachés au sens noble du terme.
A l'heure où on range les dernières chaises, j'ai mon nez dans son cou et je lui décris les sentiments que me procurent son odeur. Il m'a déjà dit que j'avais un très beau visage et que je sentais bon. Pour une fois, je crois que c'est vrai. Je décris très franchement les sensations que j'ai et il supporte le cru de mes propos. Il apprécie les mots que j'emploie, comment je tourne mes phrases. Il a un an de moins que moi, et comme moi, parait 10 ans de moins. Il accepte de jouer mon jeu: il semble suivre les mêmes règles que moi. Attachement, profondeur, inconsistance et insouciance romantique.
Je raccompagne mon amie qui a 4 grammes de plus que moi, et, une fois seule, je back home avec le ventre en feu, enfin.
Enfin il se réveille à l'envie de tout, tout, tout, eternal teeny skinny.
Je veux pour toujours.

vendredi 7 mars 2014

Mini cul s'en bat

Pour une fois, je dois bien avouer que je suis d'accord avec le Frédéric Beigbeder. Certains font du bon gout un véritable carcan: le carreau métro, le carocim, le miroir en rotin ou bien le jean, la chemise le pull, la barbe to be... autant de poncifs qu'il faut aimer ou avoir pour être dans le bon gout ici. C'est aussi déprimant que la bofitude stéphanoise ou de la banlieue de Manchester.
Ce sentiment de lassitude, ce manque de piment, cet attendu en tout. Il m'a pris et pourtant je suis comme tous ces gens.
Bref, ces pensées profondissimes sont certainement le fruit d'une fréquentation assidue du milieu des architectes marseillais. Je me dis qu'ils n'ont rien à envier aux hipsters du Langudoc ou de l'Aude cong. Tous sapés et bon gout, mais tous sans intérêt et sans classe et sans cœur finalement, tous la bouche ouverte pour ne rien dire et n'aimer personne d'autre qu'eux.
Pourquoi tant de haine? Mon verre de Palette 2007 à la main, je me le demande bien.
Blessée de voir que ma ville n'échappe pas à la bofitude, et aux clichés de la superficialité trop faux cul. La superficialité je ne déteste pas, ça peut même être léger et flirter avec l'insouciance quand c'est sincère; mais c'est le coté faux-cul qui m'ennuie.
Ce petit milieu de province pue. Il pue le bocal trop longtemps fermé. Mettez du sang neuf là dedans et ils sautent dessus, toutes dents affamées dehors, croyant vouloir y gouter. A la fois passionnés de respirer du nouveau et voulant à la fois tuer dans l’œuf toute cette nouveauté les renvoyant trop fort à leur petit territoire bien connu, borné dont ils ne veulent surtout pas sortir finalement. Ils vous accaparent pour mieux vous pourrir par derrière. Ils vous monopolisent toute la soirée pour mieux vous anéantir par leur puanteur mentale et leur bouche à langue noire; certainement insupportable pour eux de respirer l'odeur de leur pet, toujours la même, toujours les mêmes ensembles. Tout ça pue et m'étouffe. Je ne suis pas arrivée avec ce mental petit et je ne compte pas l'adopter alors je voyage. Je suis de toutes les missions, de tous les avions. Je vois mes amis, qui, en déplaisent à certains étriqués, sont des perles de sérénité et de coolitude humaine.
Le soleil qui entre dans mon salon, mon corps qui rajeunit avec le sport et mes yeux qui loin de se refermer avec le temps qui passe, deviennent de plus en plus clairs, me rappellent d'où je viens. J'emmerde le bocal et je lui souris, parce qu'il ne me leurre plus. Là je suis énervée, mais la plupart du temps je m'en tape.
Le printemps arrive, le soleil fait briller bleu la mer, Roméo est né la semaine dernière, ses petits bras qui gigotent et le beau visage épanoui de son père, me rassurent sur l'avenir finalement.

dimanche 29 septembre 2013

Show must go on

Sa demande c'était "décris moi une scène à la Moelleuse", une scène où je peux rêver. J'ai essayé mais j'ai le sentiment que ce n'était pas ça. Pas de sanction, ça a été. Depuis, les hormones ont œuvré, ça me manque à un point difficilement descriptible, et je phantasme souvent sur lui.
Des êtres ont flanché ces derniers temps dans l'entourage affectif très proche et pas des moindres. Alors évidemment, le remède est à la hauteur du mal...

lundi 2 septembre 2013

Prière pour ma Bonne Mère

J'ai plusieurs peurs paniques dans la vie: parmi celles qui me paralysent le plus il y a la proximité des papillons de nuit et celle de voir partir à tout jamais les êtres que j'aime.
Ce soir j'ai pris un papillon de nuit dans un torchon pour le relacher dehors et je suis allée voir ma mère chez les cancéreux.
J'espère que, contrairement au papillon, elle ne va pas s'envoler.

jeudi 7 octobre 2010

La fièvre et ses chiens

Au réveil, l'automne se fait sentir; la lumière matinale est rase, l'air désagréablement frais, de plus en plus souvent humide.
Les couloirs du métro relentent le miasme parisien: je marche machinalement, me laissant entrainer dans le flot des costards Delaveine et des boots Mango des banlieusards.
Une fois dans le métro, le niveau de style s'élève mais ça ne suffit pas à me sortir de l'hypnose de ce nouveau jour ouvré.
Depuis bien longtemps, j'ai adopté le comportement typique du parisien lambda: je ne regarde plus les autres et je me fous complètement de mon voisin: du moment qu'il ne pue pas, tout me va.
Je me confie aux bons soins du troupeau, emboite la cadence et enfile le costard sans que cela ne me fasse plus aucun mal. Je suis lobotomisée.
Isolée parmi les autres, musique plein les oreilles, je déambule comme un poney de manège connaisssant parfaitement la trajectoire la plus courte vers l'arrivée. De temps en temps, j'adopte même la posture tête baissée façon taureau qui fonce dans le tas pour me faire une place dans le courant parfois contraire.
Les gens me bousculent, je bouscule les gens, mais plus personne ne se retourne ni ne s'offusque. Nous sommes tous habitués à la malpolitesse et à la rudesse ordinaire de notre trajet sempiternellement quotidien.
Seuls les enfants ou les animaux me tirent le regard à la surface: le sourire arrive spontanément.
Quelques secondes plus tard, j'ai replongé dans mes pensées.
Je songe à mon futur, à mes talons qui glissent sur le marbre de ce quartier business, à mon chien, à ma mère, aux courses au Monop' ce midi, à prendre rdv chez ma coiffeuse, à ce cul qui marche devant moi, au programme de la journée qui arrive, à nos moments d'amour, à mon père, à mon homme, à ce que je pourrais écrire, à cette douleur dans mon ventre, à attraper cette poussière de chardon pour faire que mes voeux les plus fous se réalisent.