lundi 6 juin 2016

Ni perd, ni gagne

Ma robe tourne, ma tête tourne. Lumière blanche et air chaud. Le nez rempli des odeurs de la garrigue, je le regarde entrer dans l'eau de la rivière. On s'est couchés tard et, comme d'habitude, on a brulé nos cartouches. 
"Mets ton cul dans l'eau ma beauté, ça va te faire du bien".
Rentrer dans l'eau glacée est dur,  mais quelle récompense une fois les premières secondes passées. 
Je regarde alentour. Personne pour voir deux grands inconnus blonds se baigner nus et étourdis dans la rivière. 
Quelques mues d'insectes sur les pierres signalent que l'été approche: cette fois, je n'attends pas cette période comme les autres années. Toutes les saisons ont été belles ces derniers mois et je savoure chaque moment sans attendre une époque particulière. 
Il met sa tête sous l'eau, les gouttes perlent le long de son dos de nageur. Désir féroce sera assouvi tard dans la nuit, au moment où attendre encore est devenu impossible. 

jeudi 14 avril 2016

Scent of a viking

Purday, fatiguée, sillone Paris. Toujours à courir d'une échéance à l'autre, à agir mécaniquement dans le quotidien.
Purday se coupe de sa vie d'avant pour entrer dans une autre. Une vie sans ses yeux bleus si expressifs.
Purday, on lui a arraché ses tripes et on voudrait qu'elle aille bien, qu'elle soit comme avant, toute affamée de lui, comme si de rien n'était.
On voudrait qu'elle réponde "ça va" et qu'elle soit aussi marrante qu'avant, égoïstement.

Va fanculo.
C'est plus pareil maintenant. Même si je le voulais, je ne serai plus jamais la même.
Qui m'aime me suive.

mardi 1 mars 2016

Oui

J'ai embrassé ce mec et j'ai aimé ça. Ou plutôt, il a fondu sur moi au moment de me laisser sous le porche de la maison. Il s'est penché, épaules larges, grand et cou viril. Il a pris ma bouche et j'ai aimé ça. Il a mis la langue sans se poser de question. Je lui dit "doucement" et il a aimé ça. Il s'est redressé et m'a regardée en souriant. Il a aimé. Il a recommencé plus doucement et j'ai encore plus aimé. 
Je suis montée chez moi, seule. J'ai attendu et j'ai aimé ça.
Plus tard, il m'a enlevé ma jupe sans se poser de question. Il a enlevé ma chemise d'un seul coup. J'ai ouvert les rideaux, je voulais voir son corps. J'ai aimé son corps, tout de suite. 
J'ai gardé mes dim-ups. Il a adoré ça. 
Il a tout enlevé tout de suite, franchement. Aucune timidité dans ses gestes, de l'envie, beaucoup de douceur, de la force et de grandes mains, très belles, puissantes. Un grand corps élancé blond, des jambes qui me serrent la nuit. Un homme bien fait, du muscle sans trop, un dos de nageur, des fesses de statue: un piège pour mes yeux... J'ai senti son cou, ses bras, ses cheveux blonds. J'ai aimé au point où je suis partie hors-piste directement. J'ai laissé tout voguer sans contrôle. On a aimé ça. 
J'ai perdu toute discrétion, j'avais pas prévu tout ça, j'avais perdu l'habitude d'un homme qui aime pour de bon. J'ai essayé ça de nouveau et je ne peux plus m'en passer.

lundi 11 janvier 2016

I'm deranged

Longtemps que je ne suis plus venue ici. J'ai relu certains billets et je n'arrive même plus à me souvenir de mon état intérieur de l'époque. J'ai entendu des scientifiques dire que le cerveau se protégeait parfois en oubliant. Un bon moyen de ne pas souffrir d'une chose est d'oublier que cette chose existe. Alors j'ai oublié les années cauchemardesques d'après la mort de mon père. 
J'ai une nouvelle réalité maintenant et elle me va très bien au teint. Je ne suis plus du tout la même et pas seulement physiquement.
Mes fondations, mes peurs sont les mêmes, mais ma façon d'y réagir est radicalement différente. 
Ma vie et mes rencontres me plaisent.
Mon amour est libéré, profond, serein.
Mon père m'accompagne toujours. 
Mon corps demande du répit mais continue de bouillonner. 
Une fête par jour pendant une semaine pour mon anniversaire. L'homme m'accompagne toujours; j'aime qu'il me trouve belle. 
Je suis gâtée pourrie par la vie; pour une fois, je m'en rends compte.  Et j'apprécie.

samedi 17 octobre 2015

Tiger

Plus de 6 mois d'amour complet, de totale panique des sens, de complicité, de proximité et d'intimité.
Je ne voulais pas particulièrement quitter ma vie de célibataire qui aime l'être.
Tout allait bien, j'avais des journées bien remplies et des nuits aussi. 
Je revivais après 3 ans de montagnes russes que je ne m'explique toujours pas, mais là n'est pas le propos, c'est aussi inintéressant qu'une petite bite.
Et puis le voilà, beau sous toutes les lumières, présent dans ma vie, simplement mais follement.
Ma plus belle rencontre en 10 ans. 
Les autres, finalement n'étaient que des illusions mais il faut bien vivre: on ne peut pas rester seule tout ce temps, entre deux hommes exceptionnels. 
Je lui trouve toutes les qualités, je suis sans doute victime de cet aveuglement chimique que procure l'amour mais l'approbation de mon entourage me rassure. Les précédents avaient reçu un accueil bien plus mitigé, d'emblée. 
Je dois être entrée à nouveau dans une période de chance, que le diable m'emporte, mais je veux que ça dure.

mardi 30 juin 2015

mercredi 29 avril 2015

Grass

Viens fumer demain, j'ai bonne verte.
Green grass,
J't'embrasse

lundi 27 avril 2015

So long baby

Allongé sur le canapé c'est son visage que je revois. Ses traits masculins blonds me ravissent, il est beau aussi quand il sourit.
Son corps est élancé, bien fait, sa peau est blanche et douce. Nos corps se ressemblent. 
J'ai envie de lui dès que je pense à lui, je pense à lui très souvent.
J'aime aussi quand sa bouche se tord au dessus de moi. Les yeux mi-clos et verts. 
Je retrouve cette sensation d'amour partagé depuis si longtemps oubliée.